• Chroniques de New York City #1 : deux trois choses vues.

     Un membre fondateur de notre collectif, Jean Eric Boulin, est parti vivre quelques temps à New York dans la perspective de voir comment, ailleurs, sont traitées les questions qui sont le lieu de crispations ici, en France. Voici sa première chronique :

    Un lieu peut embrasser la diversité sans forcément l'aimer, ou alors ni l'un ni l'autre, ou alors, au contraire, l'aimer et l'embrasser, et de bon coeur. C'est le cas de New-York City. Qu'un tel lieu existe donne une joie impénitente.
    Il y a à New-York un plébiscite quotidien de la diversité. Discret et poétique d'abord. Enseignes en chinois, ourdou, grecs, polonais, yiddish, frise des visages du monde dans les métros du matin, taxis ivoiriens ou algériens qui se confondent avec des Afro-américains ou des Latino. Au côté de Little Italy, et de Chinatown, il existe une petite Algérie dans le Queens, une petite Pologne à Brooklyn, un petit Sénégal dans le Bronx. Les langues, les journaux, les habits du pays natal y triomphent tranquillement. Et c'est doux, pour les exilés de ces pays-là, d'y venir et de s'y arrêter.
     
    Puis il y a un plébiscite plus normatif : les informations dans le métro sont désormais en anglais et en espagnol, des affichages publics font compagne contre les discriminations basées sur la race, le handicap, la religion dans l'accès au logement (en mettant en place et de manière visible, un numéro vert à appeler), l'état fédéral n'hésite pas à intenter une action judiciaire contre le corps des pompiers de New-York parce que celui-ci ne comprend pas dans ses rangs un nombre de pompiers latino et noirs représentatif du poids de ces populations. Lire la suite

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